Les OGM en question

Publié le par Bernadette Couturier

Le 11 décembre 2008 je mettais une information sur mon blog (lien)  – la voici légèrement modifiée avec un compte-rendu


L
es OGM en question

                                                                                  ZOOM SUR LE DÉVELOPPEMENT

 

 

En France, le débat sur les OGM soulève encore de nombreuses interrogations sanitaires, environnementales, économiques ou scientifiques. Pour la 1ère fois dans l’Ain, une rencontre ouverte aux élus, acteurs de la recherche et de l’enseignement, professionnels de l’agriculture et de l’agroalimentaire, et grand public, est organisée par Cap3B, en partenariat avec ALTEC (Centre de culture scientifique, technique et industrielle - de l’Ain) et avec l’appui technique de la mission Agrobioscience (Toulouse).

Cette manifestation réunira les meilleurs experts français pour tenter de mieux appréhender l’ensemble des questions liées aux OGM.

Trois grandes conférences rythmeront ces échanges faisant successivement le tour d’horizon des faits et des questions sur les OGM ; un point sur “Quelles décisions au coeur de quelles controverses ?” et enfin un débat entre les grands témoins de ces rencontres (Matthieu Calame et Alain Topan).

Les Rencontres du Développement Durable de Cap 3B

jeudi 11 décembre de 16 h 30 à 22 h 30 à Ainterexpo.

Le programme 


L’information que nous avons eue lors de ce débat est très riche, mais il convient de compléter pour se faire son opinion. (1)

 

Donc je vais mettre dans ce compte-rendu des éléments qui relève de celle reçue et de celle que j’avais déjà et de compléments que j’ai été amenée à chercher. Je vais surtout m’attacher à transcrire la première partie de la rencontre et je complèterais peut-être (si j’en trouve) par de l’information publiée par la presse régionale sur le sujet (je n’ai pas encore regardé)

Les différents intervenants

 

.

Philippe Joudrier président du Comité d’experts spécialisé Biotechnologies à l’Agence française de sécurité sanitaire des aliments (AFSSA) a eu la prévalence du temps d’intervention, il nous a fait une présentation assez complète. De l’histoire à l’évolution…

Nous allons partir d’une définition, celle du Conseil des Communautés Européennes donnée par l’intervenant :

 

Un Organisme Génétiquement Modifié est
"toute entité biologique capable de se reproduire
ou de transférer du matériel génétique modifié
d’une manière qui ne s’effectue pas naturellement
par multiplication et/ou par recombinaison naturelle".

(Plantes PGM animaux AGM microorganismes MGM)

 

Constater le développement de cette technologie (les premières manipulations génétiques datent de 1974, le premier tabac transgénique de 1983, les premières demandes d’essais en France de 1986 (le ministère de l’Agriculture s’est doté d’une commission d’évaluation (la Commission du génie biomoléculaire (CGB) pour examiner les risques potentiels liés aux disséminations et bien que cette commission soit facultative jusqu’à la loi du 13 juillet 1992 aucun développeur d’OGM n’a pris le risque de ne pas soumettre don dossier à la CGB. Les travaux de cette commission aboutissent au ‘petit livre bleu’ qui fixe les principes d’une évaluation au cas par cas. Les directives européennes datent de 1990

- la directive 90/219 relative à l’utilisation confinée des micro-organismes génétiquement modifiés, qui a harmonisé les procédures et les règles techniques mises en oeuvre en Europe ;

- la directive 90/220 (a) relative à “ la dissémination volontaire d’organismes génétiquement modifiés dans l’environnement ”.

(a) Directive qui restera en vigueur jusqu’au 27 octobre 2002, date d’entrée en vigueur de la nouvelle directive européenne 2001/18/CE.

Le ministère de l’Agriculture, qui reste le responsable des décisions de dissémination des plantes génétiquement modifiées, a largement délégué ses responsabilités à la CGB jusqu’en 1997.

J’ai dû noter ces éléments en consultant le Rapport Chevassus car j’aime toujours en savoir un peu plus lorsque je participe à des conférences (effectivement exemple 1974, année des premières manipulations génétiques page 47 1983, date de la création du premier tabac transgénique p. 48 etc…)

 

L’intervention de Philippe Joudrier (à mon sens) s’est voulue rassurante avec les exemples d’applications en cours et les cas concrets de réalisations…

 

L’intervenant nous indique un site où nous pouvons suivre la progression des surfaces dans le monde en temps réel (lien) des PGM plantées et récoltées

Les PGM plantées  = 1 966 064 327 acres.

Les PGM récoltées = 1 890 050 009 acres.

Chiffres pris le 14 décembre 2008 (18 h)

 

D’ici la fin de l’année, en surfaces cumulées depuis 1996, les 2 milliards d’acres plantés (plus de 800 millions d’ha) vont être franchis soit, l’équivalent de 26 années de culture en France. (PJ)


Complément : Depuis 1996, plus de 700 millions d’hectares de culture OGM ont produit des
quantités considérables d’aliments dérivés d’OGM (de l’ordre de 12 milliards de tonnes). source


Des extraits de la présentation de Philippe Joudrier


 

Je l’ai interpellé sur un détail dans l’aspect technique de son exposé

 

Il est impossible de reconnaître un OGM d’un non-OGM

si l’on ignore à l’avance le ou les gènes qui ont été transférés.

 

Parce que je trouve cet élément assez inquiétant !
Une confirmation précisée dans la check-liste du journal Le Monde du 24.02.2009
"Des OGM en Bosnie ? Ni les scientifiques ni les autorités ne sont en mesure de dire s'il y a dans ce pays des aliments contenant des OGM, écrit Le Courrier des Balkans."
 

Voici la réponse à ma question (plus complète que celle qui m’a été donnée pendant le Débat où je colorise ce qui me semble important)

Pour pouvoir mettre un OGM sur le marché, non seulement on doit d'assurer de sa non-dangerosité par rapport à sa contrepartie non-OGM, mais le semencier qui veut le mettre sur le marché doit fournir la technique permettant de le détecter (afin de pouvoir étiqueter ensuite).

Pour ce faire, il fournit des informations permettant de détecter de manière univoque son OGM.

La technique fait appel à une méthode largement utilisée pour plein d'applications (police scientifique notamment, identification des individus) qui est la méthode de PCR (Polymérase Chain Reaction ou PCR). En français : Amplification en chaîne par polymérase.

Cette méthode pourrait s'apparenter à une photocopieuse à gène. Elle permet d'amplifier une séquence d'ADN donnée, c'est à dire d'en obtenir un grand nombre de copie à partir d'une matrice qui en contient au moins une (sur le plan théorique, de fait, il en faut au moins une cinquantaine)

Pour faire simple, on est capable d'amplifier cette séquence mais seulement si l'on a des informations (amorces en jargon technique) sur elle. En l'absence de ces informations, il est impossible d'amplifier un gène donné.

Prenons un exemple concret :

un soja arrive dans un port en Europe.

En général, on connaît, au minimum, sa provenance. On a, en général, aussi l'identité du lot et quelques unes de ses caractéristiques (nom des variétés présentes dans le lot, certaines caractéristiques biochimiques tels les teneurs en eau, protéines, lipides, glucides).

1) Le nom de la variété peut suffire à savoir si elle est génétiquement modifiée ou pas. Et donc cela peut se vérifier facilement. Cela c'est le cas très général et le plus courant.

2) Ce lot pourrait contenir une variété de soja GM (officielle) mais par exemple à l'insu du transporteur. On pourrait alors savoir que ce lot en contient en testant sur ce lot tous les sojas GM connus pour être sur le marché. C'est beaucoup plus long que dans le premier cas car il faut faire autant de dosages qu'il existe de soja GM différents connus

3) Maintenant, si nous nous plaçons dans le cas d'un soja qui n'aurait jamais été déclaré officiellement de par le monde et qui aurait des caractéristiques différentes de tous les sojas GM actuellement connus et sur le marché, alors il serait quasiment impossible de le mettre en évidence. Car nous n'aurions pas les informations qui permettraient d'amplifier le transgène présent dans cette nouvelle variété de soja.

Cela, malgré tout ne voudrait pas dire qu'il serait nécessairement dangereux pour autant.

Ce cas de figure me parait malgré tout hautement improbable, compte tenu que tous le pays qui font des OGM se sont dotés de réglementations très strictes et que le semencier qui s'amuserait à mettre sur le marché un OGM "clandestin" risquerait de couler sa boite si, au final, on venait à s'en apercevoir !. Mais il n'en reste pas moins vrai qu'il y a des gens malhonnêtes partout et dans tous les secteurs de l'activité humaine.

 

Je remercie Philippe Joudrier d’avoir bien voulu prendre du temps pour expliquer plus clairement

 

Sur les principes généraux de la réglementation européenne je retiens :

 

L’autorisation est fondée sur une évaluation,
au cas par cas
risques pour la santé et l’environnement.

 

Mais, aujourd'hui, le débat se complique car il se déplace sur les effets potentiels à long terme’.

Source  Marcel Kuntz, biologiste, directeur de recherche au CNRS, membre du laboratoire «Plastes et différenciation cellulaire» (CNRS/Université Grenoble-I Joseph Fourier) Si vous souhaitez en savoir plus consultez la liste de diffusion 

Vous pourrez voir que les lois encadrent fortement les choses (lien)

 

 


Un exemple pour que vous puissiez éventuellement approfondir (lien
dans un cas pris dans les  

produits phytopharmaceutiques

 

 

 

Je cite un extrait de la conclusion de Philippe Joudrier (je choisis ceci avec ma mise en valeur de termes)

 

En somme, loin de constituer une atteinte à «l’intimité sacrée de la nature», la modification maîtrisée du génome n’est qu’une étape, après et avant beaucoup d’autres, sur la voie de la connaissance des lois de la biologie, connaissance qui ne peut qu’aider, au bout du compte, à utiliser ces lois avec plus de finesse, d’intelligence et de respect pour le plus grand bien de l’humanité. (d’après l’Union rationaliste)

 

 

J’ai déjà introduit dans ma présentation, le second intervenant Marcel Kuntz

Il a cité un livre qu’il a écrit :

 

Les OGM, l’environnement et la santé Marcel Kuntz

Ellipses 2006 128 p. L’esprit des sciences, n° 42 ISBN 2729827854

 

Et ma curiosité m’a amenée à en chercher plus ; voici un résumé de l'ouvrage que j’ai trouvé sur la toile :

Est-il raisonnable de développer l’usage des plantes génétiquement modifiées, soja, maïs et coton aujourd’hui, riz et blé demain ? Concernant les risques pour l’environnement et pour la santé, les études scientifiques sont nombreuses. Pourtant, malgré la virulence des débats en cours, leurs résultats ne sont pas portés à la connaissance du public de manière systématique. L’ouvrage comble cette lacune. Après avoir précisé ce que sont les OGM et ce que l’agriculture en attend, il passe en revue les acquis relatifs aux insecticides, aux herbicides et à la dispersion. Puis les risques sanitaires sont traités de même : allergies, résistance aux antibiotiques, etc. Le citoyen dispose ainsi de tous les éléments nécessaires pour éclairer ses options.


Un extrait de sa présentation

 

 

 

 

 

Frédéric Jacquemart Docteur en médecine, docteur en science nous a alerté vers le fait que l’on a du mal à faire comprendre l’irréversibilité de ce que vers quoi on s’engage !

C’est bref mais c’est ce que j’ai estimé d’assez essentiel

 

Légers commentaires supplémentaires 

Pourtant il semblerait qu’il puisse y avoir au moins deux cas prouvé de réversibilité :

- le colza (expériences d’Anne-Marie Chèvre de l’INRA, il y a plusieurs années)

- le maïs mexicain de la région Oaxaca (pub Quist et Chapela dans Nature) La revue Nature qui a une bonne renommée a-t-elle suffisamment analysé la question avant de publier ? En fait cela a induit la publication ultérieure de Rosati et al qui ont analysé 153746 graines de maïs de manière individuelle (par la technique de PCR) prélevées dans les zones initialement incriminées par une dissémination

 

 

Marion Desquilbet, Economiste de la qualité alimentaire nous a parlé de la concentration des entreprises dominantes sur ce marché (qui n’ont jamais fait l’objet de saisine par rapport à la loi anti trust !) et qui a un rôle dans l’homologation des produits.

 

Il est peut-être souhaitable d’ajouter un bémol en précisant que la concentration du secteur des grains graines et semences existait avant les OGM et que dans l’homologation des produits, elles ont à  fournir les éléments demandés par les instances officielles diverses qui définissent des lignes directrices demandant des informations de plus en plus pointues et plus chères à réaliser pour elles. (Pour information un test de toxicologie sub-chronique complet coûte pas loin de 1 million d’€).

 

Elle m’a fait penser à l’article du journal Le Monde du jour que j’avais lu avant d’aller à la réunion Mexique berceau du maïs contaminé par les OGM de Joëlle Stolz (2) (lien abonnés) paru dans l’édition du 12.12.2008 où il est précisé ceci :

 

"Or des données préliminaires indiquent qu'un tiers des semences Pioneer est contaminé par des OGM, dont Monsanto a réussi à empêcher tout étiquetage distinctif à la vente."

 

Je laisse chacun juge de la façon dont l’information est présentée ; je souligne mais je ne commente pas.

 

Dans le domaine des biotechnologies, utiliser un bioréacteur, c’est principalement faire de la fermentation avec des microorganismes (rarement avec des cultures de cellules isolées de plantes) et en milieu confiné pour éviter une dissémination. On cherche donc à faire produire à des maïs une protéine d’intérêt thérapeutique. (4)

 

 

 

Jean-Pierre Tillon Directeur scientifique de la coopérative ‘in Vivo’ m’a interpellée quand il a parlé de 100/quintaux hectare – Je n’ai pas compris ce à quoi il faisait allusion - aussi ai-je cité pour le maïs Bt un rendement de 8,1 quintaux/hect en 1997 car ce qui est important je pense pour l’agriculteur c’est de connaître le différentiel ! (je n’avais pas précisé que celui-ci avait chuté à 2,8 en 1998 puis à 2,2 en 1999) puis comme je voulais en savoir un peu plus, j’ai compris en discutant avec un intervenant que les rendements ne sont pas faciles à prévoir aussi il est bien d’avoir l’information complète sur le sujet que j’avais toujours prélevé dans le même rapport (3)

 

(1) La loi relative aux Organismes génétiquement modifiés a été définitivement adoptée le 22 mai 2008. Elle prévoit notamment la liberté de produire "avec ou sans OGM", la mise en place d'un Haut conseil des biotechnologies, la responsabilité de plein droit de l'exploitant agricole cultivant des OGM en cas de dissémination supérieure à 0,9 %. La loi prévoit donc prévoit un seuil de présence fortuite. La loi prévoit également un registre national et public indiquant "la nature et la localisation des parcelles culturales" d'OGM, ainsi qu’un délit spécifique de destruction de cultures OGM autorisées. Le Conseil constitutionnel a été saisi de ce texte.


(2) Voici ce que je retiens encore de l’article "Mexique berceau du maïs contaminé par les OGM" de Joëlle Stolz : bien que le gouvernement mexicain ait maintenu un moratoire, la pollinisation par le vent, l’échange de semences par les paysans (au Mexique 75 % des grains plantés sont sélectionnés sur leur propre récolte) et l’importation illégale de semences transgéniques font que beaucoup de semences disséminées contiennent des OGM. Il n’est pas normal que des grandes firmes puissent réussir à empêcher l’étiquetage !


(3) Maïs Bt
 

Le différentiel de rendement réalisé à partir des variétés Bt dépend très directement du niveau d’infestation constaté. Or celui-ci varie d’une année sur l’autre et est difficile à prévoir. Les exploitants doivent donc réaliser un arbitrage entre l’assurance de meilleurs rendements par unité de surface et le coût additionnel des semences Bt. Sur les trois années étudiées par les auteurs, les résultats sont les suivants :

- différentiel de rendements (entre OGM et non OGM) : 8,1 quintaux/hectare en 1997, 2,8 en 1998 et 2,2 en 1999 ;

- supplément de prix des semences Bt : 20,8 $ par hectare en 1997 et 1998, 16,64 $ en 1999 ;

- prix du maïs payé à l’exploitant : 7,54 $ par quintal en 1997, 6,05 en 1998 et 5,9 en 1999 ;

- d’où il résulte un différentiel de revenu moyen par hectare de 39,5 $ en 1997 en faveur des exploitants ayant adopté le maïs Bt mais une perte relative de 3,8 $ en 1998 et de 3,6 $ en 1999. (source le rapport OGM et agriculture : options pour l’action publique - Président Bernard Chevassus-au-Louis - 2001)


(4)
Une expérience de ce type est en cours en France avec un maïs produisant la lipase gastrique qui pourrait (une fois purifiée du maïs) être utile comme médicament de confort pour les personnes atteintes de la mucoviscidose. Il me semble utile de rappeler que si ces plantes étaient utilisées à ces fins, toutes les garanties seraient prises pour qu'elles ne puissent pas se reproduire (suppression des fleurs mâles pour éviter totalement la dispersion du pollen notamment). Ce serait dans tous les cas des plantes extrêmement surveillées, cultivées sur de petites surfaces (des solutions ont déjà été envisagées de les cultiver dans des mines désaffectées, le surcoût lié aux besoins en lumière compense largement les bénéfices de ces plantes produisant des protéines à haute valeur ajoutée). Bref, à ce jour, on a jamais considéré que les plantes au champ pouvaient être des bioréacteurs… encore un abus de langage ! (Philippe Joudrier) que je remercie encore pour la patience et la gentillesse avec laquelle il a pu apporter des compléments à mes interrogations.


Pour en savoir encore plus

Le rapport d’information 301 Jean-Marc Pastor de 2003
OGM : un débat usurpé par les rumeurs

 

Le cas du Maïs MON863

(source)

Comme d'habitude je ne peux pas visionner avant, je publie en espérant qu'il n'y aura pas trop d'imperfections dans la présentation ! Bernadette Couturier
Compléments
Lien vidéo Les OGM et l'alimentation - Conférence Université de Tous les Savoirs en Lycée
Un TDC n° 829 sur les OGM (lien)
Un dossier scientifique de l'INRA (lien)
Les OGM sur canal académie (lien)

Sur la trace des OGM un film de Jean-Marc Serelle (20 min) - un film qui pose bien le problème ! (lien)
Afin que l’agriculteur et le consommateur puissent exercer leur libre choix en matière d’OGM, l’Europe a décidé de mettre en place deux filières : OGM et non OGM. Ce qui impose de pouvoir suivre les OGM à la trace, et de vérifier qu’ils ne «contaminent» pas la filière non OGM au-delà du seuil de 0,9% autorisé. Dans ce reportage, nous suivons pas à pas toutes les étapes de la traçabilité des OGM en France, depuis le déchargement de soja en provenance du Brésil dans un port français jusqu’à la consommation par les animaux et par l’homme, en passant par l’analyse des échantillons au laboratoire et l’étiquetage.
© CSI 2008

Les OGM dans l'alimentation et l'agriculture sur Science & Décision (lien)

Ecouter sur le site du Palais de la découverte !
Pierre-Henri Gouyon,
Professeur au Muséum National d’histoire Naturelle
«L’avenir de la biologie»
Retour sur la conférence de Jean Rostand du 19 juin 1943
lien sur la page

Présence ou absence d’OGM dans un aliment

Exemple d’expérimentation de biologie moléculaire.

Celle proposée ici a été réalisée au lycée Ronsard de Vendôme, dans le cadre d'une journée de formation des professeurs de SVT organisée par Jean Jacques Auclair. (lien)

Compléments

OGM. Dans la foulée du Grenelle de l'environnement, la France a imposé une clause de sauvegarde contre la culture du maïs MON 810 de la firme Monsanto. Une politique partagée par l'Allemagne, l'Autriche ou la Hongrie, mais contestée par la Commission européenne. Pendant sa présidence de l'Union, Paris s'est démené pour tenter d'améliorer les procédures d'autorisation des organismes génétiquement modifiés (OGM), et le travail de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA).

La France se garde cependant de s'associer officiellement à des propositions plus radicales. Elle n'a pas signé à ce jour un document soutenu par l'Autriche et dix capitales, qui propose de refondre en profondeur la législation européenne, afin de laisser les Etats membres libres d'interdire la culture des OGM sur tout ou partie de leur territoire…  Extraits de Source La France veut ranimer l’ambition européenne article de Philippe Ricard (lien abonnés) Le Monde daté du 26 juin 2009
 

 


Dernière mise à jour le 05.07.2009

Publié dans Environnement

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